Le cloisonné, technique d’orfèvrerie

Le cloisonné, technique d’orfèvrerie

Le cloisonné est une technique ancienne de fabrication de bijoux, vases et objets de décoration en émail.

Les objets ainsi produits sont également appelés cloisonnés.

Les motifs sont réalisés à partir de cloisons de fines bandelettes métalliques, soudées sur un fond du même métal.

Le cloisonné au fil du temps

Dans l’antiquité, la technique du cloisonné est principalement utilisée pour les bijoux et les petits accessoires vestimentaires, armes ou petites pièces décorées avec des motifs géométriques. Ces objets sont construits à partir de cloisons métalliques épaisses.

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St-George terrassant le Dragon (cloisonné sur or), Musée d’Art National de Georgie (15e siècle)

Sous l’Empire byzantin, les techniques utilisant des fils plus fins sont développées pour permettre la production d’images religieuses et de bijoux.

Au 14ème siècle, cette technique d’émail se répand en Chine, où elle est utilisée pour des vaisselles comme des bols et des vases ; la technique reste commune en Chine de nos jours, et des objets en émail cloisonné de style chinois sont fabriqués en occident depuis le 18ème siècle.

Cloisonne-Ming

Bol en cloisonné de la dynastie Ming

Le cloisonné chinois est parfois confondu avec l’émail Canton, un type d’émail similaire qui est peint à main levée et n’utilise pas de partitions pour séparer les couleurs.

La technique du cloisonné

La technique consiste à cerner le contour des motifs à l’aide d’une mince bandelette métallique soudée sur le champ du métal. Les alvéoles ainsi obtenues sont remplies d’émail. Le tout est ensuite cuit et poncé.

vases-cloisonnés

Vases cloisonnés

Pour les objets en céramique, les cloisons délimitant le motif sont réalisées par le dépôt d’un filet d’engobe à l’aide d’une poire. Cette technique fut une spécialité des productions de Moorcroft au Royaume-Uni.

La technique de la Cuerda Seca, utilisée dans la céramique andalouse du XIVe siècle, se servait d’une cordelette trempée dans un mélange de cire et de poudre de manganèse pour délimiter les motifs. Cette cloison brûlait à la cuisson.

Il existe des dérivés de cette technique, comme le cloisonné dit « à jours » ou « plique-à-jours ». les alvéoles sont collées sur un fine couche de cuivre, dissoute par des acides, offrant ainsi à l’objet réalisé des effets de transparence.

Les Japonais ont également produit de grandes quantités de cloisonnés au cours du 19ème siècle, et de très haute qualité technique. Au Japon, les émaux cloisonnés sont connus sous le nom de shippō-yaki (七宝 焼). Les premiers centres de cloisonné étaient Nagoya pendant le domaine d’Owari. Plus tard, les centres de renom étaient Edo et Kyoto. À Kyoto, Namikawa est devenu l’une des principales sociétés de cloisonné japonais.

Le cloisonné russe de l’ère tsariste est également très apprécié par les collectionneurs, en particulier de la Maison de Fabergé ou Khlebnikov.

Des designers contemporains comme Fabienne Jouvin utilisent toujours cette technique du cloisonné.

(Source : Wikipédia / techniquesorfevrerie.wordpress.com )

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