Pagaie de danse Rapa en bois de Toromiro – Rapa Nui

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Pagaie de danse Rapa en bois de Toromiro, rare et authentique sur socle – XVIIIe/XIXe siècle – Rapa Nui – Île de Pâques.

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Pagaie de danse Rapa en bois de Toromiro, rare et authentique sur socle métallique noir – XVIIIe/XIXe siècle – Rapa Nui – Île de Pâques

Pagaie de danse en bois de Toromiro, brun rougeâtre, représente sur sa partie supérieure un visage humain, admirablement réduit à ses éléments les plus essentiels.

Le manche, marqué d’une arête centrale saillante, fait figure de cou, s’évasant en une forme harmonieuse.

L’appendice sculpté à la base représente le sexe (manque ancien dû vraisemblablement à la frappe lors des cérémonies).

D’une extrême rareté, cet objet était l’attribut d’un grand chef et était exclusivement utilisé lors d’une unique fête annuelle.

Le Rapa

Le Rapa servait à battre la mesure et à être brandis pendant les chants et les danses.

Pagaie de danse cérémonielle extrêmement rare, représentant une figure masculine hautement stylisée en forme de pagaie à double lame.

Le visage en janus sur la lame supérieure est représenté par une arche double formant les yeux et se rejoignant au centre pour créer la crête nasale.

Les extrémités des arches sont décorées de petits ornements semi-sphériques.

La lame inférieure, plus grande et plus sensuelle en termes de forme, se termine par une protubérance phallique montrant le prépuce retroussé (manque).

Il est probable que la représentation anthropomorphe renvoie à Makemake, le dieu créateur.

La section centrale de la poignée arbore des signes distincts d’âge et d’usage.

Les Rapa étaient les objets cérémoniels les plus importants de la culture de l’Ile de Pâques et ont eu une influence immense et positive sur les artistes du XXe siècle.

La représentation figurative bien que stylisée présente une abstraction extrême de la figure humaine.

(Source : Marion Bertin, Anthony JP Meyer – Collection André Breton)

Sophora toromiro, le bois de sang

Le bois de Sophora toromiro est un bois dur, dense et homogène.

Deux espèces d’arbres, qui composaient la riche forêt primaire recouvrant l’île de Pâques, ont servi à fabriquer les moai : le Thespesia populnea, qui était surtout utilisé pour les plats, manches d’herminettes et harpons, et le Sophora toromiro, un arbuste endémique à fleurs jaunes.

Ses plus anciens pollens trouvés dans l’île sont datés de 38.000 ans.

Disparu de l’île dans les années cinquante, il est, depuis une vingtaine d’années, progressivement réintroduit dans son biotope originel.

Si le Thespesia populnea était considéré, en raison de son léger parfum et de sa couleur, comme le bois de rose d’Océanie, le Sophora toromiro était, aux yeux des Pascuans, le bois de sang, en référence à la couleur rougeâtre qu’il peut prendre une fois vieilli, ou le bois tordu, désignation qui évoque bien l’aspect tortueux de son tronc.

Le diamètre de celui-ci n’excédait pas cinquante centimètres, ce qui explique aussi les dimensions modestes des statuettes que l’on en tirait.

Les Pascuans sont des Polynésiens venus vers 800-900 de notre ère des Marquises ou de Mangareva, dans l’archipel des Gambier.

Leur mythologie ressemble à celle des autres Polynésiens.

Et comme ailleurs en Polynésie, les arbres y sont perçus comme des êtres vivants, entretenant des rapports privilégiés avec les dieux, puisque ceux-ci prennent volontiers la forme d’oiseaux qui viennent percher sur leurs branches.

Pour les Pascuans, le Sophora toromiro passait pour être d’essence divine.

Dans le Chant de la création, qui énumère les dieux et leurs créations successives, on le dit né de l’union du dieu Atua-Metua avec la déesse Vuhi-Atua.

Quant à la légende racontant l’arrivée du premier roi de Rapa Nui, Hotu Matu’a, ancêtre fondateur des Pascuans dont tous les chefs de tribus descendaient, elle mentionne le toromiro comme l’un des biens qu’il avait emportés avec lui depuis son lieu d’exil et qu’il planta à son arrivée sur l’île.

Son caractère imputrescible garantissait la pérennité des objets auxquels il prêtait ses divines fibres.

Ce n’est donc pas un hasard s’il était considéré comme le bois par excellence dont on faisait les statues d’ancêtres, les attributs royaux (le sceptre ua et la massue paoa, le pectoral reimiro …) et les autres objets de prestige comme les pagaies de danse Rapa ou les pendentifs tahonga.

(Source » : Dr Isabelle Tassignon
 – Conservatrice de la collection Ethnologie – Fondation Gandur pour l’Art)

Objet cérémoniel ancien prestigieux et rare montrant les signes du temps et traces d’outils (voir photos)

  • Rapa cérémoniel ancien
  • Rapa Nui – Île de Pâques 

  • Polynésie
  • Art Pascuan

  • Objet de musée
  • Rapa : 22.5 x 3 x 120 cm
  • Ensemble : 25 x 12.5 x 131 cm
  • Poids : 3.882 kg

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Poids 3.882 kg
Dimensions 12.5 × 25 × 131 cm

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